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Originaire d’Espagne, Enrike Gómez travaille à Izaut de l’Hôtel où il créée des œuvres portant sur la politique et la société, sur des thématiques actuelles mais qui s’avèrent intemporelles. Après une formation aux Beaux-Arts de Altea à Alicante puis à Barcelone, il voyage tout en continuant ses créations. Curieux et habile, il s’essayera au dessin et à la peinture, mais aussi au collage et à la gravure. Aux œuvres diverses tant par leur contenu que par ce qu’elles dégagent, certains traits peuvent se retrouver d’une œuvre à l’autre. Aussi bien intéressé par la représentation d’un personnage qu’il portraitiste que par celle de déplacements d’une foule d’anonymes, ses œuvres se caractérisent par leur présence très forte. En effet, ce sont autant de couleurs nous éclaboussant de leur lumière ou au contraire de leur froideur, ce sont autant de visages aux intenses expressions, ce sont autant de thèmes forts abordés sans pathos ni misérabilisme, qui nous percutent de plein fouet et nous laisseront statique quelques instants… Enrike Gómez est comme le porte-parole d’une génération pleine de peurs, de doutes quant à ce que la société traverse. Il parvient sans filtre à nous peindre ces pensées sur la toile pour qu’un dialogue naisse de la rencontre entre l’œuvre et le spectateur, le déstabilisant et le poussant à se questionner, au moins le temps de cette rencontre. Désireux de faire connaître les maux de l’Espagne, aussi les maux de toute une humanité en proie aux crises politique, l’artiste aborde ces sujets avec un grand symbolisme lui conférant toute sa beauté.

Le contenu

De ces quatre facteurs, le contenu est probablement le plus important. Il constitue le message que je souhaite transmettre à travers mon œuvre, un message parfois direct, parfois subtil, ironique ou littéral, mais toujours profondément lié à mes principes et à ma manière de percevoir le monde.

Ma peinture cherche à transmettre des sensations au spectateur tout en l’invitant à réfléchir au monde dans lequel nous vivons. Elle parle d’un monde qui n’est pas toujours juste ni équitable, de ses contradictions, de ses tensions et de ses fragilités. Je cherche à créer des images qui restent en mémoire, un message qui persiste dans la rétine.

L’esthétique

L’esthétique est le deuxième élément fondamental de ma démarche. Elle est au service du message et participe directement à sa transmission.

Ma peinture s’inscrit dans une esthétique figurative, conçue pour faire émerger les émotions provoquées par le travail pictural. Je privilégie une approche directe et personnelle, dans laquelle la figure humaine occupe une place centrale. Le corps, les attitudes et les expressions deviennent ainsi des moyens de transmettre des émotions, des idées et des questionnements.

La technique

La technique est également essentielle : elle permet de donner au contenu sa force et à l’esthétique sa forme. Elle est le résultat de plus de vingt ans de pratique et de recherche, au cours desquels j’ai expérimenté différents matériaux et procédés.

Je travaille principalement à l’huile, mais j’aime également la combiner avec l’acrylique, la peinture en bombe et le collage. L’intégration de différents matériaux sur le support me permet de créer des textures, des contrastes et des accidents picturaux qui enrichissent la surface de l’œuvre.

Cette pratique me permet de travailler aussi bien sur de grands formats que sur des œuvres de dimensions plus modestes, en adaptant les moyens techniques aux besoins de chaque projet.

La passion

Enfin, il y a la passion. Comme dans la vie, je considère qu’elle est indispensable à toute création artistique. C’est elle qui pousse à créer, à expérimenter, à recommencer et à chercher de nouvelles formes d’expression.

J’ai une véritable passion pour mon métier, et cette passion est présente dans chacune de mes œuvres. Sans passion, il n’y a pas d’art. L’art est passion.

Parcours

Enrike Gómez Aguilera est né en 1978 à Alicante, en Espagne. En 1999, il intègre la faculté des Beaux-Arts « Miguel Hernández » à Altea, dans la province d’Alicante. Il poursuit ensuite sa formation à la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Barcelone, où il étudie de 2003 à 2005.

En 2013, il s’installe à Toulouse et rejoint le collectif d’artistes autogéré Mix’Art Myrys, au sein duquel il travaille jusqu’en 2017.

Depuis 2017, il vit et travaille à Izaut de l’Hôtel, dans les Pyrénées.
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